Panorama : views of Amakusa, Japan

When you read about the Japanese landscape, it often comes with strange words of warning about its scale. Like if the writer was anticipating the traveler’s disappointment upon discovering its allegedly unassuming proportions. If we believe the myth that says Japan has been taken over by cities a long time ago, it only makes sense to believe that nature, if there’s still some of it, must be quite cramped in the space that remains. In the end, these half truths only reveal our own fantasies of a country we imagine minuscule in every sense, and whose geographic and urban realities really escape us.

Once you’re on the ground and you start to move around, things obviously become a little bit clearer. Quickly, it appears that not much building gets done in the mountains, which are viewed as a playground for the divine, and that in volcanic country where’s no shortage of heights, this should leave some decent space for these landscapes we weren’t supposed to get excited about, no?

West of Kyushu, at the extreme south of the archipelago, you can find the Amakusa islands. It took us two buses to get there from neighboring Kumamoto, which in a country where the train is king, already sounded like a big off-the-beaten path adventure. With their dramatic coasts, most of them facing west, they’re cut to be a sunset wonderland, but what I really love about them is their way of playing with that very idea of the pretty little landscape. Sure, with the right light they might look charmingly arranged, but the same theater might turn to drama as soon as the clouds and the dark descend. Peaceful becomes melancholic, trees waving in the wind reveal a myriad of spiders, waves darken, and suddenly the tranquil creak with its tender blues is nowhere to be seen.

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Amakusa, it seems, becomes a real “beach” destination in the summer. It’s not hard to imagine how it could look like a little paradise.
More pictures of Amakusa here.
My Japan itineraries are here and there.

Dès qu’il est question du paysage japonais, il suffit généralement de quelques lignes avant qu’arrive une étrange mise en garde sur son échelle. On semble toujours un peu craindre qu’avec sa taille supposée modeste, il déçoive le voyageur. Le Japon, c’est bien connu, a été grignoté il y a bien longtemps par la ville, et s’il reste un peu de nature dans les interstices, elle doit forcément manquer un peu de souffle pour s’épanouir. Demi-vérités bercées par le fantasme d’un pays du minuscule dont on a finalement assez peu d’images en tête. Et pourtant, une fois sur place, on comprend vite qu’ici, on construit peu dans les montagnes, chasse gardée de ce qui est sacré, et que dans un pays volcanique au relief soigneusement chahuté, ça laisse tout de même de l’espace à ces paysages dont il ne fallait pas attendre grand-chose.

À l’ouest du Kyushu, tout au sud de l’archipel, se trouvent les îles d’Amakusa. Il nous faudra prendre deux bus pour y arriver depuis Kumamoto, et, déjà, l’idée d’aller là où le train ne va pas, a par ici un petit goût d’aventure. Avec leurs côtes découpées dont une bonne partie regarde vers l’ouest, elles sont forcément taillées pour les couchers de soleil, mais ce que j’aime chez elles, c’est justement leur façon de déjouer les clichés du petit paysage ravissant. Si ces compositions minutieuses cultivent leur côté charmant, c’est pour mieux jouer d’autres drames sitôt que la lumière a tourné. La paisible vire alors au mélancolique, la forêt qui ondulait dans la brise devient le terrain de jeu des araignées, les flots s’assombrissent, et on ne reconnaît plus la crique tranquille et son dégradé de bleus. 

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Amakusa prend, paraît-il, des airs franchement balnéaires en été. On peut facilement imaginer comment l’endroit peut avoir un petit goût de paradis…
Plus de photos d’Amakusa ici.
Le détail de mes précédents itinéraires au Japon ici et ici.

 

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