The mood : Turin in June, Italy

I‘ve known about Turin for a while. Its position rather close to the French border was a blessing and a curse. I kept thinking about how nice and easy it would be for us to get there once we’d move to the south of France. Surely we wouldn’t spoil ourselves the pleasure of the discovery by getting there from Paris with a vulgar plane! So we waited. Moving took, well, a little longer than expected.But, oh, I hadn’t forgotten about you Turin, and barely two months in our new house we were crossing the Alps to reach you.

Just like that, I drove into Italy, and into my first Italian city. I’ve done weirder things and been to some uncanny places, but feeling Italy so close to my home was a bit of an impossible dream come true.

In my mind Turin was this bourgeois northern city and I couldn’t yet reconcile that with that other, dare I say “occult” reputation it seemed to have. The city is supposed to be at the intersection of black and white magic triangles, and this is after all where horror’s pope Dario Argento shot Profondo Rosso. Of note is also the city’s industrial past, since this is where Fiat was born, which adds to the mix faded grandeur, social revolt and even avant-garde art. Arte Povera was created here in the 60’s.

The cocktail is unusual and surely takes time to steep in. At first you could be fooled into just seeing it like a more laid back version of Milan. On the first night, I looked at my pictures and saw another sister city taking shape in the shadows, one I felt but couldn’t put my finger on.  It was now strangely being revealed in the frozen frames. Days went by and enigmas seemed to dot the places we visited, everything a movie set, a novel pitch or a theater character. To me Turin felt like this distant relation who always seems so effortlessly interesting. One you’d never really know, unwilling to find out if it’s only theater, but in the meantime you indulge in daydreaming about what may go on under these endless rows of arcades.

Also, if you want to get yourself in the mood, can I recommend this excellent article ?

Turin est sur ma liste depuis longtemps. Sa position si près de la frontière était un appel du pied auquel je résistais depuis un moment. Impossible de ne pas penser au plaisir qu’on aurait à y aller en voiture une fois que l’on aurait déménagé dans le sud. Pendant des années j’ai donc résisté à la tentation d’y aller depuis Paris avec un vulgaire avion. Quelques années d’attente donc, car déménager ça prend du temps, mais à peine deux mois après s’être enfin délocalisés, on traversait enfin les Alpes pour te découvrir Turin. Enfin!

Aller en Italie par la route, ça peut sembler anodin. J’ai fait des choses plus insolites et bien plus inaccessibles, mais pour autant c’est un fantasme un peu fou qui se réalise d’avoir la frontière si proche de chez nous.

Dans mon esprit Turin était cette ville bourgeoise du nord de l’Italie et je ne parvenais pas vraiment à la réconcilier avec sa réputation, disons, “occulte”. La ville est sensée être à l’intersection de triangles de magie blanche et noire et c’est ici que le pape de l’horreur Dario Argento avait décidé de tourner son Profondo Rosso. J’avais aussi dans un coin de ma tête le passé industriel de la ville qui a vu naître Fiat, qui devait ajouter au tableau un parfum de gloire passée, de révolte sociale et justifier de l’importance de l’Arte Povera dans le patrimoine artistique de la ville.

Le cocktail est inhabituel et prend son temps pour se révéler, car au premier abord on pourrait se laisser aller à juste voir une version plus décontractée de Milan. Le premier soir, en regardant les photos que j’avais prises, c’est une autre ville que j’ai vu se dessiner dans les ombres, une que j’avais senti un instant sans pouvoir mettre le doigt dessus, et qui se révélait maintenant, figée par l’instantané. Au fil du séjour et des visites, le motif du mystère prenait de l’ampleur, ici un endroit comme un décor de cinéma, là un musée comme un pitch de roman ou encore un personnage de théâtre. Turin me semblait être cette personne qu’on connait à peine mais qui captive sans effort apparent. Celle qu’on ne connaîtra jamais vraiment, peu décidé à mettre à jour la réalité derrière l’énigme, mais très enclin à rêver à ce que peuvent vraiment abriter ces rangées d’arcades sans fin.

Pour se plonger encore un peu plus dans l’ambiance, je recommande cet excellent article.

 

favorites

1.  wished we stayed at Palazzo Bellini
2. visit Italy’s firt contemporary art museum, Castello de Rivoli, and don’t miss the Cerruti collection (not open everyday, check the website beforehand)
3. book a semi-private tour of Casa Mollino, the single best thing to do to fall in love with Turin
4. plan your trip to be here the right Sunday to go the Gran Balon flea market
5. try everything at the Mercato Centrale, an Italian food wonderland where you wish you had an infinite appetite
6. eat excellent raviolis for next-to-nothing at Doppio Zero Di Calvo Isabella
7. stock up on Italian food at the first Eataly
8. cross the river and walk around Villa Scott and Villa della Regina for some fine architecture
9. walk under the arcades up to the very cinematic Piazza C.L.N
1. dormir au Palazzo Bellini
2. visiter le premier musée d’art contemporain d’Italie, le Castello de Rivoli, et ne pas rater la collection Cerruti (qui n’est pas ouverte tous les jours, bien vérifier sur le site avant)
3. réserver une visite semi-privée de la Casa Mollino, la meilleure chose à faire pour se laisser séduire par la ville
4. s’organiser pour être là le bon dimanche pour profiter des puces du Gran Balon
5. tout goûter au Mercato Centrale, un petit paradis de la cuisine italienne
6. manger d’excellents raviolis pour quasi rien chez Doppio Zero Di Calvo Isabella
7. ramener beaucoup trop de produits italiens de chez Eataly
8. traverser la rivière et flâner autour de la Villa Scott et de la Villa della Regina pour admirer l’architecture du quartier
9. marcher sous les arcades jusqu’à la très cinégénique Piazza C.L.N

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