Feels special : Beiteddine palace, Lebanon

It’s not so easy to get a taste of Lebanon’s historic heritage these days, it often seems shuffled away by the cars, the high rises and the dust. That’s why visiting Beiteddine palace feels like going to a sanctuary of some kind. Culture and history conservation are pretty much a given in most of Europe, I’d say that’s almost a religion here in France, but sadly in Lebanon you actually worry for every precious old thing that you see. 

Today’s palace is beautiful  -I’ll get to that- but it’s also well-cared for. Strangely, the presence of staff watching out in case you’d feel like jumping on the sofa or ripping the curtains felt grand, finally someone seemed to care about that damned heritage!

Back to the palace. It was built by emir Bashir Shihab II between 1788 and 1818, after coming back very inspired from a trip to Florence (Italy will do that to you). He brought back Italian architects with him and set on building a very fine dwelling with the help of the best artists and artisans of the area. It would take thirty-six years, but the three-hundred meters long complex with its gardens, hammam and fabulous view on the Chouf mountains is a masterpiece. It’s extremely refined but also delicately imperfect, with none of that stiff ceremony that often plague royal buildings. I also loved its soft colors, the local blond stone married to the faded pinks and the tender blues and greens, a million miles away from the hustle of the capital…

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The city of Beiteddine is less than one hour away from Beirut.

Ces temps-ci, ça n’est pas toujours chose aisée que d’apercevoir le patrimoine libanais, et bien souvent il disparaît dans la poussière, le trafic et les tours de verre. C’est sûrement pour ça que la visite du palais de Beiteddine donne plutôt le sentiment se rendre dans un sanctuaire. La culture et sa conservation sont considérées comme des acquis dans une grande partie de l’Europe, je dirais même que ça fait partie de notre religion, ici en France. Au Liban c‘est bien différent, et on se prend à s’inquiéter du sort de chaque relique que l’on croise.

Ce palais-ci est superbe -j’y viens- mais surtout il est apparent qu’on en prend soin. Étrangement, la présence de personnel pour s’assurer qu’on ne va ni sauter sur le sofa, ni arracher les rideaux, m’y a semblée extrêmement réjouissante. Enfin, quelqu’un qui semblait s’inquiéter de ce maudit patrimoine !

Parlons un peu du lieu, tout de même. Il a été construit par l’emir Bashir Shihab II entre 1788 et 1818, au retour d’un voyage à Florence particulièrement inspirant (un effet secondaire bien connu de l’Italie). Il ramène avec lui une escouade d’architectes italiens et s’attèle à la construction d’une demeure digne de ce nom, aidé par les meilleurs artistes et artisans de la région. L’entreprise prendra trente-six ans, mais le complexe long de trois cents mètres, avec ses jardins, son hammam et sa vue sur les montagnes du Chouf est un véritable bijou. Un joyau très raffiné, mais aussi délicatement imparfait, loin du style pompier qui encombre parfois les bâtiments royaux. Difficile aussi de ne pas tomber sous le charme de ses couleurs délavées, la pierre blonde locale se mariant à des roses fanés et à des bleus et verts tendres. On est bien loin du marasme de la capitale…

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La ville de Beiteddine est à moins d’une heure de Beyrouth.

1 Comment

  • […] have a car  since there are barely any shops or restaurants around). We obviously visited Beiteddine palace, which is really worth the detour, did a little bit of hiking but found the nature to be a bit […]

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