The mood : Beirut in May, Lebanon

Our trip to Lebanon was in 2015 and I have hardly published any pictures of Beirut since then. It wasn’t because of a lack of interesting things to share, quite the contrary actually. Taking pictures in Beirut was thrilling because you could feel that whatever you were shooting, it might not be the same a month or a year from then. It made the documenting side of photography appear very real, very necessary. No, what kept me from showing you pictures was the sheer amount of them, a chaotic mass that reflected all but too well the city’s own chaotic character. Where to even start? It seemed I had material to do half a dozen The Mood posts…

The other day, I finally found the courage to start, and with this first series, I wanted to emphasize the way Beirut can be romantic in the most accidental way.

It’s also an attempt to shine a positive, benevolent light, on a city that honestly has a lot of shortcomings. It’s a place that really breaks my heart, because what’s going away there is literally doing so before your eyes. Gorgeous buildings being torn down, entire neighborhoods on the verge of disappearance, small shops deserting the streets… It’s a picture of faded splendor, of the standard obliterating the unique, all in a dusty mess of SUVs and curb-less roads.

You could say she is hard to love, even with her taste of freedom, the one that goes hand in hand with anarchy. Still, I’m so glad we got to explore it. The name hold an almost mythical sense to me and it was indeed special to get to know the city in a rather intimate way, walking everywhere, exploring a lot of neighborhoods… Because, the other truth about Beirut, is that we felt very safe in its streets, which truly makes a big difference when it comes to exploration.

You could present a much different view of Beirut than the one I’m showing today, one that’s trying very hard to look like a sleek Emirati city. But, really, it’s when it’s broken and flowery that I love it the most.

 

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More pictures of Lebanon.
We went to Lebanon with the help of L’Hôte Libanais, and the detail of our itinerary is here.

Notre voyage au Liban remonte maintenant à 2015, et je dois bien avouer que je n’ai toujours pas publié beaucoup de photos de Beyrouth. Ce n’est pourtant pas que je manque de contenu, bien au contraire. Prendre des photos à Beyrouth était même particulièrement excitant, car j’y avais vraiment le sentiment d’immortaliser une ville qui ne serait déjà plus la même un mois, un an plus tard. La dimension documentaire de la photographie y semblait, du coup, très évidente, nécessaire même. Non, la vraie raison pour laquelle je n’ai toujours pas publié une série sur la ville, c’est le nombre intimidant de clichés que j’en ai ramené, une masse chaotique qui ne reflète que trop bien son sujet… Où commencer ? J’avais l’impression d’avoir de quoi faire une demi-douzaine de posts “The mood“…

L’autre jour, j’ai finalement trouvé le courage de m’y atteler un peu, et avec cette première série, c’est la façon bien à elle qu’à Beyrouth d’être romantique par accident que je voulais mettre en lumière.

C’est aussi l’occasion de poser un regard bienveillant sur une ville qui a bien des défauts, sur une ville qui brise un peu mon cœur, sur une ville où ce qui disparaît le fait quasiment sous vos yeux. De splendides bâtisses vivant leurs dernières heures, des quartiers entiers oblitérés, des commerces qui se raréfient… C’est trop souvent le tableau un peu déchirant d’une splendeur éteinte, du singulier terrassé par le standard, d’un chaos poussiéreux de SUVs filant dans des avenues sans trottoir.

On peut honnêtement dire qu’elle ne fait pas tout pour séduire, même si son goût de liberté -celui qui va main dans la main avec l’anarchie- semble envoûtant pour certains. Pourtant, je suis authentiquement heureuse d’avoir vraiment pu l’explorer. Le nom de Beyrouth avait un parfum mythique pour moi, et le fait de pouvoir l’arpenter à pied, des jours durant, avait quelque chose de privilégié. Car l’autre vérité de la ville, c’est qu’on ne s’y est jamais senti en danger, et ça fait toute la différence quand il est question d’exploration.

Bien sûr, on pourrait dresser un tout autre portrait de Beyrouth que celui que je montre aujourd’hui, celui par exemple d’une ville qui se donne des airs de mégalopole Emirati… Moi, je crois c’est quand elle est un peu brisée, un peu délavée et un peu fleurie que je l’aime le plus.

 

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Plus de photos du Liban.
Nous sommes allés au Liban avec l’Hôte Libanais, et le détail de notre itinéraire est ici.

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