The place : Valley of the Kings, Egypt

There’s no time like the past. This is the sentence that so often comes to mind in Egypt. Visiting these major archaeological sites seems to always be testing your ability to project yourself in another era, when the situation was altogether different.

In the case of the Valley of Kings, on that scorching June morning, the exercise consists in fathoming how this inhospitable, bone-dry valley was the burial spot of choice for Pharaohs and elites during centuries, then picturing it flooded by water, with dozens of streams running at the bottom, imagining the early tomb raiders of Antiquity, trying to put yourself in the shoes of European explorers seeing the place for the first time and finally realizing that only a few years ago the valley was flooded again, but with tourists this time.

This makes for a pretty surreal visit. It starts with the half crumbled barracks in mud near the entrance, primitive-looking dwellings that aren’t probably that old at all which must have housed tourist-related activities. As you get closer, you get  to see the Egyptian version of the American deserted mall, rows and rows of closed down shops whose bright colors lost the fight against the sun a long time ago. Inside the protected area, you’re taken from tomb to tomb in golf cart, driven through a colossal labyrinth of limestone only interrupted by gigantic staircases and out of place signs and one lonely broom. Entrances leading to the tomb are surprisingly unassuming, metal doors with hand-drawn numbers which could just as well open on the odd storage room. To the eyes of the profane, it makes the inside even more surprising, even more because each of them is a world of its own, Ramses VI and its painted corridors, the nobleman and his white tomb which would never be finished, the Greek who wanted an Egyptian tomb and many more…

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There are more than sixty discovered tombs on the site, the most famous being Tutankhamun’s (whose unbelievable content is shown at the Archaeological museum in Cairo).
More pictures of Egypt here.
I went to Egypt with Voyageurs du Monde.

La confrontation avec un site aussi mythique de la Vallée des Rois ne manque pas de mettre à l’épreuve notre rapport au temps. Un sentiment dont l’Egypte a quasiment fait sa spécialité, car si ici on est tenté de considérer beaucoup de choses comme immuables (à commencer par la sécheresse), l’histoire semble toujours vouloir nous prouver le contraire.

Dans le cas précis de la Vallée des Rois, en ce matin de Juin, et sous un soleil implacable, l’exercice consiste déjà à s’imaginer comment cette vallée inhospitalière aura pu pendant 500 ans être le lieu de sépulture privilégié des pharaons et de l’élite de la société égyptienne, ensuite, il faut se figurer cette vallée inondée à répétition par les pluies des environs, réaliser qu’à l’Antiquité déjà, la plupart des tombes avaient été pillées, tenter de se mettre à la place des premiers explorateurs européens qui mirent le pied ici et enfin se rappeler qu’il y a seulement quelques années la Vallée était inondée à nouveau, mais par les touristes cette fois.

La visite a tout pour être surréelle. Elle commence avec les baraquements en torchis à demi-effondrés qui gardent l’entrée, qui n’ont de primitif que leur aspect et qui avaient probablement à voir avec le tourisme qui faisait rage dans ce coin du désert. À mesure qu’on s’approche de l’entrée officielle, c’est une version égyptienne d’un mall américain désert que l’on traverse, longue rangée de boutiques de souvenirs aux volets clos et aux couleurs laminées par un soleil sans répit. Une fois à l’intérieur de la zone protégée, l’ironie – et probablement la raison -, veut que ça soit dans une voiturette que l’on progresse dans ce labyrinthe aveuglant de roche calcaire, seulement interrompu par d’improbables panneaux de signalisation, par quelques escaliers colossaux et de rares objets égarés. Les entrées des tombes en elles-mêmes sont surprenantes, de simples portes métalliques numérotées à la main, qui annoncent plus des remises que des trésors… Pour le profane, cette introduction ne fait qu’augmenter l’effet de ce qui se trouve derrière ces portes anonymes, chacune d’entre elles semble s’ouvrir sur un monde différent, parfois séparé par des siècles entiers, il y a le notable et sa tombe inachevée, restée d’albâtre, le Grec qui voulait une tombe égyptienne, Ramsès VI et ses couloirs sans fin, et bien d’autres…

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Plus de soixante tombes ont été découvertes dans la Vallée des Rois, la plus connue est bien sûr celle de Toutankhamon (dont le contenu incroyable est visible au Musée Archéologique du Caire).
Plus de photos d’Egypte ici.
Je suis partie en Egypte avec Voyageurs du Monde.

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