The mood : an evening in Kurashiki, Japan

I‘ve said before that nighttime in Japan is a good time. So far I’ve mostly shown the “all lit up” version of it, but in the old part of Kurashiki we got to experience a much more muted kind of mood.

The evening started with a dinner at our ryokan, in our private dining room overlooking the garden (that’s how it’s done!). The overtly sophisticated kaiseki-style cuisine was a bit of a challenge for us (aside from the sashimi and the strawberries you see above!), this wasn’t lost on our hostess and waitress, who didn’t speak a word of english but didn’t fail to look upon us with a mix of amusement and consternation. Still you have to give them points for the exceptional atmosphere!

We got out of it alive and decided to go out for a walk after dinner (which I don’t think was proper in term of ryokan etiquette, but at this point we had abandonned all hope of being good guests,things took a bad turn two hours prior when I was sent back to my room because my yukata was wrapped the wrong way). Anyway, we were pleasantly surprised to find that the rather busy streets of the old town had been deserted, and that it had now turned into ghostly, lantern-lit alleys filled with long shadows and that the romantic river was now a shiny ribbon of black oil mirroring distorted reflections of the old houses.

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Please tell me you have also been through some humiliating ryokan moments, just so I feel a little less like an awful western barbarian!
See Kurashiki by day here.
More nighttime pictures here. 

Jai plus d’une fois professé ici ma passion pour les nuits japonaises, et la manière qu’elles ont de transformer les villes. Jusqu’à présent, c’est plutôt la version illuminée par les néons que j’ai montrée, mais aujourd’hui, avec ces photos de Kurashiki, c’est d’une ambiance bien plus feutrée dont il s’agit.

La soirée avait commencé avec un dîner dans notre ryokan, ou plutôt dans notre salle à manger privée donnant sur le jardin (un grand luxe vu d’Europe mais qui fait souvent partie intégrante de la “cérémonie” du ryokan). La cuisine très sophistiquée façon Kaiseki s’est révélée être plus une épreuve qu’autre chose pour nous (mis à part le sashimi et les fraises que vous voyez ci-dessus!), mais l’atmosphère était assez exceptionnelle, même sous le regard mi-amusé, mi-consterné de notre hôtesse et serveuse.

Sortis quasi-indemnes de l’expérience, on décida d’aller se promener en ville (ce qui n’est probablement pas ce qu’on l’est sensé faire après dîner dans un ryokan, mais à ce momenton avait abandonné tout espoir d’être des invités respectables, les choses avaient pris un mauvais tournant quelques heures plus tôt, quand j’avais été renvoyée sans ménagement dans ma chambre après être sortie avec mon kimono noué du mauvais côté). En sortant, on fut agréablement surpris de trouver les rues précédemment remplies de touristes désertées. Elles étaient devenues des ruelles fantômatiques éclairées par des lanternes, et la rivière si romantique en plein jour s’était transformée en un ruban d’huile noire renvoyant les reflets distordus des vieilles maisons.

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Vous aussi, vous avez bien dû vivre ce genre d’humiliation dans un ryokan, non ? Ou bien suis-je la seule barbare occidentale ?
Plus de photos de Kurashiki en plein jour ici.
Plus de photos de nuit ici.

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