The mood : Tyre in May, Lebanon

Going from Beirut to Tyre is fast enough. Once you manage to extirpate yourself from the traffic congestion of the capital, you’re in for a ride on the coastal road that makes going from one side to the other of that strip-shaped country quite easy. The real star is of course the Mediterranean, which manages to maintain so much of its jewel blue despite the often brutal urban planning happening on its shores.

Tyre occupies a small peninsula down south. There doesn’t seem to be much to it until you reach the harbor, just chaotic buildings piling up next to the tired sea. But something does feels different around that big square. Suddenly there’s space. There’s an old town slowly coming back to life, with its tiny alleys and its covered market, but mostly, there’s the beach. Not really in the sense we know in southern Europe (which is maybe why this feels like an asset and not a thorn in your foot), with hordes of people, music blaring and flesh piled up (even though I hear this might be the case not that far from there), but in a strangely empty and romantic way. Couples and friends are strolling by, the mood is mysteriously quiet. It’s the same melancholic feeling you get around the archaeological ruins nearby. Such poetry when you weren’t expecting any.

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More pictures of Lebanon.
We went to Lebanon with the help of L’Hôte Libanais, and the detail of our itinerary is here. 

Le trajet de Beyrouth vers Tyr, dans le sud du Liban, a le mérite d’être rapide. Une fois extirpés du trafic de la capitale, c’est cette fameuse route du littoral qu’on empreinte, celle qui permet d’aller si facilement d’un bout à l’autre de ce pays étiré comme un ruban le long de la mer Méditerranée. C’est elle la véritable star bien sûr, et on ne peut que s’émouvoir de la voir parvenir à garder son bleu de bijou en dépit de l’urbanisme brutal qui fait rage sur la côte.

Tyr est installée un peu plus bas, sur une petite péninsule. En arrivant, on serait excusé de douter de ses charmes et de s’arrêter à l’interminable chaos d’immeubles qui s’empilent le long d’une mer qui commence à montrer des signes de fatigue. Les choses changent doucement à partir du port. Sur la grande place qui lui fait face, le sentiment d’espace promet un autre rythme. Derrière, il y a une vieille ville qui revient lentement à la vie, l’ébauche de ruelles et de marchés couverts, mais surtout il y a la plage. Pas au sens où on l’entend dans le sud de l’Europe (c’est sans doute pourquoi c’est un atout et pas une épine dans le pied), avec une foule compacte, de la musique à tue-tête et des corps dénudés empilées (même si j’ai cru comprendre que pas si loin c’était peut-être le cas), mais dans une itération étrangement vide et romantique. On y voit des jeunes couples et des amis s’y attarder, et l’ambiance est mystérieusement silencieuse. C’est le même air de mélancolie qui flotte autour des ruines voisines. Tant de poésie finalement.

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Plus de photos du Liban.
Nous sommes allés au Liban avec l’Hôte Libanais, et le détail de notre itinéraire est ici.

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