Paradise search : Difla at l’Hôte Libanais, Beirut, Lebanon

Remember when I wrote about l’Hôte Libanais a year ago? From the moment I started browsing their b&b collection I knew a trip there was bound to happen, and almost a year later it finally did. I will soon be publishing an interview of its founder, Orphée, to share with you his views on tourism in Lebanon and the philosophy behind l’Hôte Libanais, but what better introduction than to have a look at one of their addresses first?
Vous vous souvenez de cet article que j’avais écris à propos de l’Hôte Libanais, il y a maintenant un an? Dès que j’avais commencé à explorer leur site j’avais su qu’un voyage au Liban s’annonçait, et près d’un an plus tard on allait en effet nous y trouver. Je publierai bientôt ici une interview d’Orphée, le fondateur, pour qu’il puisse partager avec vous ses opinions sur le tourisme au Liban et expliquer mieux la philosophie derrière l’Hôte Libanais. En attendant, la meilleure des introductions me semblait être de vous faire découvrir une de leurs adresses, non? 
All trips to Lebanon are bound to start and end in Beirut, the frantic heart of this small country. I have yet to attempt to show you how does the city looks and feel like, but if there is one thing that I can say for sure, it’s that it’s synonymous with chaos. These days you have to look twice to get a taste of its charms. Our time there might even have been dubbed: looking for Beirut! This might give you an idea then, of how thankful we were to finally find it at Mirna’s, in a small alleyway of Furn el Chebbak.
Tous les voyages au Liban commencent et s’achèvent à Beyrouth, le poumon chaotique de ce tout petit pays. Je n’ai pas encore montré ici de photos de la ville et ça sera une tâche ardue que d’en dresser le portrait, mais en attendant, une chose est sûre, c’est un goût de chaos qui vous reste après l’avoir arpentée pendant quelques jours. Ses charmes ne se dévoilent pas au premier coup d’oeil et notre séjour là-bas aurait pû être habilement sous-titré: à la recherche de Beyrouth. Cela explique probablement notre infinie satisfaction quand c’est finalement chez Mirna que nous avons trouvé Beirut, et avec elle le Liban tout entier, cachés dans une petite impasse du quartier de Furn el Chebbak.

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Difla is in one of these beautiful old Beiruti buildings, like the ones that are being bulldozed all over the city. These beauties are more than often in a ruined state -which adds to their charm despite behind utterly revolting- and Mirna’s is no different, even if it has come a long way already.

She made it her life’s calling to resuscitate these kind of buildings, this one isn’t the first and it won’t certainly be the last. She actually told me that when she found this one, a few years ago, there were holes in the roof, no windows and a crumbled staircase. Seen from here this sounds like a familiar story, yet here such a project isn’t really common nor is it made to last. Don’t get fooled though, this is Beirut, nothing’s that permanent here. The haven she has created is merely a glitch in the grand real-estate scheme of things. A moment of grace.

Difla se trouve dans une des ces magnifiques anciennes demeures Beiruti, à l’image de celles que les bulldozers rasent chaque jour. Ces merveilles sont souvent à demies ruinées -ce qui ajouter à leur charme tout en étant tristement revoltant- et celle de Mirna n’échappe pas à la règle, même si beaucoup de chemin à été parcouru depuis qu’elle y a emmenagé.

Ressusciter ce genre de bâtiments, c’est un peu l’histoire de sa vie, cette maison n’est pas la première et ne sera certainement pas la dernière. Quand elle a entreprit de s’installer ici, une partie de la toiture était manquante, les fenêtres n’avaient plus de vitres et la cage d’escalier était partiellement écroulée. L’histoire d’une telle réhabilitation peut sembler familière vue d’ici, pourtant ici le projet n’est ni vraiment commun ni vraiment pérenne. Nous sommes à Beyrouth, et ici rien n’est permanent. Le havre qu’elle a créé est un simple grain de sable dans la machine immobilière libanaise. Un moment de grâce.


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Mirna works as an interior designer, and she naturally made the most of the vast apartment, putting her personal touch everywhere. The architecture has this formidable mix of French, Arab, Turkish, and Italian influences that brings the most beautiful balconies, patterned tiles and airy living rooms framed by tall windows. So much elegance!
Mirna est décoratrice, c’est donc avec beaucoup de naturel qu’elle a tiré parti du meilleur de ce vaste espace et apposé sa touche personnelle partout. L’architecture du bâtiment est un formidable mélange d’influences françaises, arabes, turques et italiennes et se distingue par ses sublimes balcons, ses carreaux de ciment décorés et son gigantesque salon en double exposition encadré par de hautes fenêtres arrondies. Quelle élégance!

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I talk about the decor a lot, but what’s a nice place without a true warm welcome? And that naturally involves food! Every moment at Mirna’s is an excuse to eat or drink something home cooked. Be it a slice of cake when you arrive, a fresh lemonade after a hot day or a coffee to say goodbye, she will definitely make you feel like a precious guest. The breakfast is obviously a special time, there were different things every morning! A blessing in a country where breakfasts tend to lack variety, here we tasted zucchini galettes, carrot cake, cucumber and labneh or banana with tahini. She even offered to prepare us a picnic for our day trip to Baalbeck. I’m telling you, my mother has some serious competition here!
Je parle beaucoup du décor, mais c’est loin de suffire pour habiter un lieu, pour ça il faut un accueil chaleureux et sincère. Et, bien sûr, c’est là que la cuisine rentre en scène! Cahque instant passé chez Mirna est une excuse pour boire ou manger quelque chose. Une part de gâteau à l’arrivée, une limonade maison après une chaude journée, un café pour se dire au revoir…on se sent reçu comme un ami. Le petit-déjeuner est bien entendu un moment privilégié avec de nouvelles surprises chaque matin. C’est d’autant plus précieux dans un pays où ce repas manque parfois de variété. Chez elle on aura goûté à des galettes de courgettes, à du carrot cake, à du labneh au concombre ou encore à de la banane au tahin. Elle proposera même de nous préparer un pique-nique pour notre journée à Baalbek. Voilà une compétition sérieuse pour ma mère!

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There are two rooms, a large double and small single one. Ours had a nice mix of old linens and vintage furniture, and this half-lit atmosphere you get when it’s too hot and dusty outside to open the blinds. This definitely adds to the unreal feeling of the place. 
Il y a deux chambres, une grande double et une petite simple. La nôtre avait un joli mélange de linge ancien et de mobilier pâtiné et était plongée dans ce clair-obscur si particulier des endroits où il fait trop chaud et poussièreux dehors pour ouvrir complètement les volets. J’imagine que c’est aussi ce qui donne cet air irréel à l’endroit.

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We spent a good deal of time on that wonderful terrace, especially in the evening. It’s like a decor in a way, you can hear the city in the distance, feel the warm air, but it’s designed so can’t really realize that all around tall and frail buildings are growing overnight.
On aura passé beaucoup de temps sur cette fabuleuse terrasse, surtout le soir. C’est un peu un décor d’une certaine façon, on y entend la ville au loin, on sent l’air tiède, mais elle arrangée de façon à ce que l’on puisse oublier que, tout autour, des tours de béton et de carton poussent du jour au lendemain.

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In the end, this place feels like a mirage, an island where the map says there should only be sea. It might no be here tomorrow, in a city where buildings like these are torn up by the dozen, so what’s left but to embrace its ephemeral nature I’d say go there and enjoy it while it’s still time, let’s celebrate its fading beauty.

I find solace in the fact that if Difla -the oleander- should disappear, she, Mirna, would make it bloom elsewhere. What a better way to demonstrate that it’s the host that makes a place?

 

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Difla on l’Hôte Libanais.
The house is in Furn el Chebbak, a popular neighbourhood in the South East of Beirut, a stone’s throw away from the Hippodrome and the National Museum.

Au fond, cet endroit tient beaucoup du mirage, il est comme une île là où la carte assure qu’il n’y a que la mer. Il se sera peut-être évanoui demain, dans cette ville où les immeubles comme celui-ci sont abattus par dizaines, aussi que reste-t-il à faire sinon que d’embrasser son caractère éphémère? D’y aller et d’en profiter, tant qu’il est temps?

La morale est sûrement que si Difla -le laurier-rose- venait à disparaitre, Mirna le ferait assurément fleurir ailleurs… Y-a-t-il une meilleure façon de démontrer que c’est bien l’hôte qui fait le lieu?

 

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Difla sur l’Hôte Libanais.
La maison est dans le quartier de Furn el Chebbak, un quartier populaire du sud est de Beirut, dans les environs de l’Hippodrome et du Musée National.

4 Comments

  • […] an added Middle-Eastern taste to it that made it familiar and exotic at the same time. Much like at Difla, another one of l’Hôte Libanais’ homes, we instantly felt more like guests than […]

  • Reply June 7, 2016

    Sofiane

    Tres belles photos! Je vous trouve cependant assez severe sur Beyrouth.
    Oui la ville semble chaotique mais le charme de la ville est cette constante transformation, en essayant de se reinventer malgre les vicissitudes que traversent le pays.

    • Reply June 8, 2016

      The Voyageur

      Bonjour Sofiane,

      Merci!
      Le côté chaotique de la ville ne me gêne pas en soit, et je suis admirative de sa résilience, ce qui m’attriste c’est de voir comment après la guerre, c’est l’argent qui est en train de la détruire…

  • […] Difla (2 nights) […]

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