Paradise search : Dar Qadisha at L’Hôte Libanais, Hasroun, Lebanon

Dar Qadisha is a bit of an outsider in the selection of accommodations I have on The Voyageur. I probably wouldn’t have booked it if it wasn’t part of l’Hôte Libanais‘ collection. Looking at it on the website, I wasn’t so sure about the very rural and authentic look of it, but I trusted Orphée’s taste and I was ready to go for it if it meant experiencing a great part of Lebanon. We were going to spend two nights up there in the mountains, with no wifi and were promised that it might be kitsch, yet totally worth it.
Dar Qadisha peut faire un peu figure d’outsider dans la sélection d’hébergements que j’ai sur The Voyageur. Je ne l’aurais probablement pas réservé s’il n’avait pas fait partie de la sélection de l’Hôte Libanais. En regardant les photos sur le site je n’étais qu’à demie-convaincue par son côté très rural et authentique, mais comme j’avais confiance dans le goût d’Orphée, j’étais prête à tenter l’expérience, d’autant plus si il y avait à la clé la promesse de faire l’expérience d’un coin précieux du Liban. Nous allions donc passer deux nuits là-haut dans la montagne, sans wifi, avec la promesse que même si l’endroit était kitsch, le jeu en vaudrait la chandelle. 
The Qadisha Valley is a mere two hours away from Beirut, but for such a small country that’s almost going off-the-grid. Of course if you go there with a clueless taxi that stops every kilometer to ask for his route, this kinds of reinforce this feeling! When we finally got out of the car, on Hasroun’s main street (a big word for a rather quiet lane), it did feel like we were on the other side of the country. I just hadn’t suspected we would be so happy to find it. I’ve written before on how finding something remotely authentic in Lebanon can sometimes be a big challenge, but as soon as step foot in Hasroun, I knew we had come to the right place. We unloaded our bags and someone gladly pointed out the way to Jacqueline’s house, and soon we were standing in front of her village home.
La vallée de la Qadisha n’est qu’à deux heures de route de Beyrouth, mais pour un si petit pays ça revient déjà à faire une expédition dans l’arrière-pays. Bien entendu, si vous parvenez comme nous à y aller avec un chauffeur de taxi qui navigue à vue, demandant son chemin tous les kilomètres, ce sentiment s’en trouvera un peu amplifié! Quand nous sommes finalement descendus de la voiture, dans la Grande Rue d’Hasroun (un axe somme toute assez calme), on a en effet eu le sentiment d’arriver à l’autre bout du pays. Je n’avais juste pas imaginé qu’on serait si enchanté de le trouver, ce morceau de bout du monde. Mettre le doigt sur des choses authentiques est parfois un casse-tête au Liban, mais dès que j’ai posé pied à Hasroun, j’ai su que j’étais enfin au bon endroit. Nos sacs déchargés, quelqu’un se fit un plaisir de nous pointer la direction de la maison de Jacqueline, et quelques instants plus tard, on se trouvait au pied de l’ancienne bâtisse.

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It’s a stone house, old but with some more modern parts, not unlike the village houses of my childhood who grew balconies and new stairs in the 60’s or 70’s. It’s surrounded by a rose garden, leafy trees and a very well-maintained vegetable patch. It surely looks Lebanese but it also feels curiously familiar. I don’t know it yet, but it’s what this place is going to be about.
La maison est en pierre, ancienne mais avec des éléments modernes, ça n’est pas sans rappeler les maisons de mon enfance, sur lesquelles avaient poussé des balcons et des volées de marches dans les années 60 et 70. On y arrive par une allée bordée de roses, elle est entourée de feuillages et flanquée d’un potager bien entretenu. Tout ça a l’air Libanais mais me semble aussi familier. Je ne le sais pas encore, mais ça sera le fil rouge de ce séjour.
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We arrived at lunchtime and even if the place is just a bed & breakfast we took our chances and ask Jacqueline if she could offer us anything to eat. Moments after we were sitting under the trees sharing lunch with her and her french-speaking sister, eating a few of her specialities : stuffed vine leaves, fattouche salad and incredible french fries accompanied by homemade ketchup. We quickly gathered that food was a serious business under this roof, a business of tradition and patience that involved spending hours to get the real thing: how long do you think it takes to roll these tiny vine leaves? And don’t go thinking that these leaves are store-bought, they’re picked in the wild, and the same goes for things like lime tea, this is hand-picked linden that you see drying on the first picture.
Nous sommes arrivés à l’heure du déjeuner, et même si l’endroit n’est qu’un bed & breakfast on se hasarda quand même à demander si par hasard Jacqueline n’aurait pas quelque chose à nous offrir à manger. Quelques instants plus tard nous étions installés sous les arbres pour déjeuner avec elle et sa soeur (qui parle un français impeccable!), et sur la petite table les spécialités de la maison se bousculaient : des feuilles de vignes farcies, une salade fattouche et des frites délicieuses accompagnées de ketchup maison. Pas de doute, la cuisine était une affaire sérieuse par ici, une affaire de tradition et de patience où on rechignait pas à consacrer du temps pour obtenir le meilleur : vous pensiez que ces petites feuilles de vignes se roulaient toute seules ? Et n’allez pas croire que ces feuilles sortent d’un bocal, elles ont été cueillies dans la forêt ! C’est la même choses pour le tilleul, celui que vous voyiez sécher sur la première photo deviendra bientôt une tisane artisanale.

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Once inside, I was overwhelmed by the number of incredible details. The more suprising ones were maybe the ones that told the folkloric tale of the house: patterned wooden ceilings, old crooked doors, farm windows and old jars. That ceiling completely obsessed me and I totally contemplated the possibility of doing something similar if I ever own a house. I lied on the bed looking at the arabesques thinking : how hard could it be to paint these things? I could probably paint over the pattern and change it whenever I feel like it?
Une fois à l’intérieur, j’ai été fascinée par l’avalanche de petits détails suprenants. Les plus fascinants étaient probablement ceux qui racontait l’héritage plus folklorique de la maison : les plafonds peints et décorés, les hautes portes en bois, les fenêtres arquées et les jarres anciennes. Ces plafonds en particulier m’ont littéralement obsédée et m’ont beaucoup fait réfléchir à la possibilité d’en reproduire une version dans la maison que je ne possède pas encore. Le soir venu, allongée dans le lit, je fixais les arabesques en me disant qu’il ne devait pas être si compliqué d’en peindre des similaires, et m’imaginant qu’une simple couple de peinture me permettrait de changer le motif quand le coeur m’en dirait.

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The rest of the interior could probably be dubbed as kitsch, but that would be short-sighted for me. I was in awe of the mix of old and not-so-old, of the juxtaposition of Western and Middle-Eastern elements. If it was kitsch, it was not the version I was used to and I loved every quirky minute of it. Blame it on the mountain air maybe!
Le reste des intérieurs serait probablement considéré comme juste kitsch par beaucoup de gens, mais ça serait une conclusion un peu trop rapide pour moi. Je jubilais devant le mélange de vieux et de pas-si-vieux et devant l’association de codes moyen-orientaux et occidentaux. Si c’était du kitsch, ça n’était pas celui que je connaissais, et j’en aimais chaque petit morceau fantaisiste. Etait-ce juste l’effet de l’air des montagnes ?

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The house has two independent floors and it’s the second one that’s for rent. It comes with a nice terrace with views on the mountain and the village and is a good spot for some sunset clafoutis or al fresco breakfast. Note the tablecloth and cushion pairing, a sort of 1001 nights meets Heidi combo!
La maison a deux étages indépendants et c’est le premier qui accueille les invités. Il donne sur une jolie petite terrasse avec vue sur la montagne et le village et est devenue rapidement un hotspot pour des clafoutis au coucher du soleil et des petits déjeuners au grand air. J’attire votre attention sur le mélange de motifs entre la nappe et le coussin, un genre de crossover entre les 1001 nuits et Heidi !

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The place is pretty much and independent house, which means it comes with a real kitchen. I’m not sure any of the previous guests really had the courage to cook in it, but since cooking in foreign countries is a hobby of mine, I wasn’t going to pass on this opportunity! We did some grocery shopping in the village, which didn’t fail to make people smile and wonder, and I kind of like cooking in that kitchen that had a sort of 70’s Vermeer feel to it, if there’s anything like that.
L’étage est vraiment un logement indépendant, ce qui veut dire qu’il a une vraie cuisine. Je ne crois pas que les gens qui nous ont précédés l’ai jamais utilisée, mais puisque cuisiner à l’étranger est une sorte de hobby pour moi, je n’allais pas laisser passer cette occasion! On entreprit de faire quelques courses dans les épiceries du village, ce qui ne manqua pas de susciter des sourires et des regards interrogateurs, et je finis par trouver un certain charme à cette cuisine, avec son côté Vermeer 70’s, si une telle association peut exister…

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In the end, staying at Dar Qadisha felt like visiting a Lebanese aunt I don’t have. It definitely had elements that reminded me of my childhood in the countryside, but with an added Middle-Eastern taste to it that made it familiar and exotic at the same time. Much like at Difla, another one of l’Hôte Libanais’ homes, we instantly felt more like guests than customers, which makes you immediately comfortable. We only stayed three days, but I feel I’ve spent a week there, walking through the beautiful valleys, laughing with Jacqueline and eating homemade jam by the spoonful.

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Dar Qadisha on l’Hôte Libanais.
More pictures of the Qadisha valley here.

Finalement, ce séjour à Dar Qadisha m’a donné le sentiment d’une visite à une grand-tante libanaise que je n’ai pas. Il y avait des éléments qui me rappelait curieusement mon enfance à la campagne, mais ici avec un goût moyen-oriental qui rendait l’expérience exotique et familière à la fois. Comme à Difla, une autre des maisons de l’Hôte Libanais, on a instantanément eu le sentiment d’être plus des invités que des clients, ce qui nous a tout de suite mis à l’aise. Nous n’y avons passé que trois jours, mais cela m’a semblé être une semaine passée à explorer la vallée à pied, à rire avec Jacqueline et à manger de la confiture à la petite cuillère.

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Dar Qadisha sur l’Hôte Libanais.
Plus de photos de la vallée de la Qadisha ici.

2 Comments

  • Reply October 24, 2015

    Charbel M

    Amazing! Thanks for sharing!!

    • Reply October 24, 2015

      The Voyageur

      Thanks, my pleasure 😀

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